Partage sur les réseaux sociaux :

Fermer

Précipitations

Mise à jour le 30 août 2018

Publié le 01 mars 2016

Cet indicateur contribue à l'analyse de l'évolution climatique en Hauts-de-France en s'intéressant aux précipitations. Les données historiques permettant une analyse fiable et significative ne sont disponibles qu'à l'échelle de quelques stations en région.

Contexte :

Les rapports successifs du GIEC depuis les années 90 ont montré l'existence d'un changement climatique à l'échelle mondiale d'origine anthropique depuis le début de l'ère industrielle. Pour ce qui est du niveau régional, l'observation et l'attribution des causes d'un changement ont été effectuées sur certaines zones, mais font toujours l'objet de recherches. Les séries de données nécessaires à ces études sont de longues séries d'un demi-siècle ou plus, et sont mises à disposition par les services météorologiques nationaux. L'observation des régimes de précipitations montre des tendances variables suivant les latitudes : la France se trouve sur une zone de transition entre le bassin méditerranéen, qui devrait recevoir moins de précipitations surtout en été (certitude plutôt bonne), et le nord de l'Europe, susceptible de connaître de plus forts cumuls de pluies en hiver (certitude moindre).

Pertinence :

L'observation météorologique est destinée à suivre l'ensemble des phénomènes atmosphériques, qu'il s'agisse des précipitations, des températures, du vent ou des évènements extrêmes. Les précipitations font partie des composantes climatiques principales impactées par le changement climatique et jouent elles-même un rôle essentiel pour les écosystèmes et les activités humaines. Cependant, les évolutions du régime des précipitations est moins robuste que celle des températures, la relation de cause à effet étant moins directe. En région Hauts-de-France, le signal du changement climatique sur les précipitations est décelable, mais il varie selon plusieurs aspects : la répartition géographique des précipitations, leur intensité ou encore leur abondance annuelle. L'intérêt est donc d'analyser séparément ces paramètres, en prenant en compte les saisons d'hiver et d'été. Le nombre de jours de fortes pluies permet d'être complet et de représenter la fréquence des événements pluvieux importants, susceptibles d'engendrer des crues.

Description :

Pour décrire l'évolution des précipitations, plusieurs types d'indicateurs sont nécessaires :

Le premier porte sur le cumul moyen des précipitations annuelles à Lille-Lesquin, Boulogne-sur-Mer et à Saint-Quentin, à partir des séries mensuelles homogénéisées entre 1955 et 2010 pour Saint Quentin et entre 1971 et 2010 pour Boulogne-sur-Mer.

Le deuxième indicateur porte sur les répartition saisonnières des précipitations (d’avril à septembre et d’octobre à mars). Ces cumuls ont été calculés, à Lille-Lesquin et à Boulogne-sur-Mer, à partir des séries mensuelles homogénéisées entre 1955 et 2010.

Un autre indicateur porte sur le nombre annuel de dépassement du seuil des 10 mm en 24 heures, ou "fortes pluies". Pour sa production, deux « séries quotidiennes de référence » (ou SQR) ont été retenues, définies sur une période commune suffisamment longue et respectant des critères d’homogénéité : celles de Saint-Quentin (02) et de Boulogne-sur-Mer, entre 1971 et 2010. A Lille-Lesquin, la SQR en cours débute en 2003 et n’est donc pas exploitable ici. La série de Saint-Quentin a été sélectionnée en l’absence de SQR suffisamment longue sur la région, autre que celle de Boulogne.

Cumul des précipitations annuelles, ex-NPdC_

Le premier critère de caractérisation du climat est la moyenne annuelle des précipitations, défi...

Lire la suite
Nombre de jours de fortes pluies, ex-NPdC_

Un régime de précipitations déjà modifié. À l'échelle de la planète, les constats sont ...

Lire la suite
Répartition saisonnière des précipitations, ex-NPdC_

Cet indicateur porte sur les répartitions saisonnières des précipitations, c'est-à-dire d’avril à...

Lire la suite

Méthode :

Analyser les évolutions climatiques à partir de mesures météorologiques exige de disposer de séries climatologiques suffisamment longues et dont les valeurs soient comparables dans le temps. Afin de les rendre utilisables, il est donc indispensable de s'assurer de la qualité des données, de rechercher les ruptures d'homogénéité dans la série et de les corriger. En effet, la qualité des données originales n'est pas toujours irréprochable, même si elles ont profité des contrôles communs à l'ensemble des données de Météo-France. D'autre part, les événements susceptibles d'introduire dans les séries des ruptures d'homogénéité sont nombreux. Citons entre autres les déplacements des points de mesures ou la modification de leur environnement, les changements de capteurs ou d'observateurs, etc. Ces ruptures peuvent être du même ordre de grandeur que les phénomènes que l'on cherche à mettre en évidence.

Météo-France a donc effectué une homogénéisation des plus longues séries d'observation, basée sur des procédures statistiques, qui sont employées par ailleurs par différents services météorologiques. La significativité des variations sur le long terme est vérifiée à l'aide des tests de Spierman et Kendall. Les séries de précipitations de Lille-Lesquin, Boulogne, Cambrai, Beauvais, Bernaville et Saint-Quentin présentent la spécificité d'être de longues séries avec peu de données manquantes. Les séries de précipitations mensuelles ont de plus pu être corrigées et homogénéisées. Les cumuls saisonniers ont été calculés à partir de ces séries homogénéisées. L’utilisation de données quotidiennes est nécessaire pour la détermination du nombre de jours avec fortes pluies. Or, les données quotidiennes ne pouvant être homogénéisées, elles présentent une moindre fiabilité en terme de tendance. La période de traitement pour ces données quotidiennes a toutefois été sélectionnée sur des critères objectifs comme donnant une information exploitable (utilisation de « séries quotidiennes de référence »).

Sites webs

Séries de publications sur le Nord - Pas-de-Calais Météo-France
https://public.meteofrance.com/public/accueil
Indicateurs climatiques agrégés au niveau national publiés sur le site de l’ONERC
http://onerc.org/fr/indicateurs

 Articles

L'article scientifique de Planton et Terray contribue à la compréhension de la difficulté d'interpréter une série climatique au niveau local
«Détection et attribution à l'échelle locale : le cas de la France », Serge Planton et Laurent Terray, 2009, Livre blanc Escrime (CNRM et IPSL).

Indicateur associé
  • TempératuresLes Hauts-de-France jouissent globalement d’un climat tempéré d'influence océanique, c'est à dire...

    Lire la suite
  • Nombre d'arrêtés de "catastrophe naturelle", ex-NPdCLors d’événements importants, l'état de catastrophe naturelle – dit « CATNAT » - peut être consta...

    Lire la suite

© Cette publication est réutilisable dans les conditions de la licence Creative Commons. Pour en savoir plus