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Changement climatique en Hauts-de-France : où en sommes-nous ?

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) est formel : l’atmosphère terrestre s’est réchauffée en moyenne de 0,85°C au cours depuis 1880, et de 0,69°C depuis 1955. En France, le réchauffement moyen a été de l'ordre de +0,95°C sur la même période et la tendance pour la fin de ce siècle est encore à la hausse. Le climat change aussi en Hauts-de-France. Différents champs d'observation rendent compte de ces évolutions ont fait l'objet d'un feuillet thématique de l'Observatoire en 2017.

Des observations basées sur l'évolution des températures

La responsabilité des activités humaines dans l'accentuation du changement climatique a été démontrée par le GIEC, et vaut bien entendu pour la région.
La température moyenne est une donnée facilement mesurable, tout en étant un paramètre influant de nombreux phénomènes physiques ou biologiques.

Cependant, les analyses des variations de température ne permettent pas à elles seules de déterminer à l’avance les conséquences du changement climatique pour notre région. Chaque territoire ayant ses spécificités, la collecte des indicateurs devra donc s'orienter vers des données territorialisées.

Réalité des changements en région

Dans les Hauts-de-France, les températures ont augmenté, de même que les épisodes de fortes pluies ou les vagues de chaleur. Le niveau de la mer monte régulièrement comme ailleurs sur la planète.

Le lien avec les risques naturels

Certains phénomènes naturels représentent des risques pour les activités humaines, comme les tempête ou les inondations. Certains de ces risques naturels sont dits "météo-sensibles" : un dérèglement climatique peut réduire ou accentuer le risque naturel, ou plus précisément, l' "aléa".

Les politiques publiques, les actions territoriales et privées en lien avec ces risques doivent prendre en compte les changements en cours et à venir  : les connaître, c'est pouvoir s'adapter.

Indicateurs

Prospective des températures moyennes, ex-NPdC

Un exercice prospectif mené par Météo-France en 2011 met en évidence une augmentation de la température moyenne annuelle en 2050 comprise entre +1°C et +2°C par rapport à la moyenne 1971/2000 sur le Nord-Pas de Calais.

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Températures maximales

L'évolution des températures, moyennes ou extrêmes, est le signal le plus clair du changement climatique. Dans les Hauts-de-France, 8 stations de mesure permettent de rendre compte de l'évolution des températures : Saint-Quentin, Lille, Dunkerque, Beauvais, Creil, Boulogne-sur-Mer, Le Touquet et Abbeville.L'indicateur porte sur la moyenne des températures maximales. La température maximale (dite « TX ») est mesurée entre 06 h UTC* le jour J et 06 h UTC le lendemain. Les informations sont exprimées en °C. *(Universal Time Coordinated)

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Nombre de jours de fortes précipitations

Les précipitations sont une des composantes importantes du climat. La quantité de pluie a un impact sur les ressources en eau pour l’agriculture mais aussi la consommation d’eau potable. Le cumul des précipitations ne dépend pas directement de la température, mais un air plus chaud peut contenir davantage de vapeur d’eau (loi de Clausius-Clapeyron) et un air plus riche en eau peut conduire en moyenne sur l’année à des précipitations plus abondantes (en cumul annuel et/ou en fortes précipitations).Cet indicateur porte sur le nombre annuel de jours de fortes précipitations (cumul quotidien des précipitations supérieur ou égal à 20 mm sur différentes stations de la région des Hauts-de-France, calculé à partir de séries quotidiennes de référence (SQR). Dans les Hauts-de-France, 6 stations de mesure sont concernées (Saint-Quentin, Dunkerque, Beauvais, Creil, Troisvilles et Doullens).

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