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Consommation d'énergie finale, par secteur (NPdC, régional)

Mise à jour de l'article le 20 juillet 2016

Un bilan énergétique est un inventaire des consommations d'énergies réalisé pour une période donnée à un maille géographique définie (pays, région). Cet indicateur propose une analyse des consommations énergétiques du Nord-Pas de Calais par grand secteur d'activité depuis 1990.En 2011, la consommation régionale d'énergie stagne à 13,1 Mtep, soit 152 TWh. Au regard de l’année 2010, la tendance observée est à la stabilisation des consommations, après avoir atteint un maximum en 2002.

Analyse : 

Le bilan global des consommations énergétiques est marqué par la place de l’industrie est prépondérante avec 47,3 % du bilan énergétique régional (soit 6,2 Mtep), contre 21 % pour la France (32,9 Mtep). La présence de la sidérurgie explique cette spécificité régionale, avec 21,5 % des consommations régionales d’énergie (soit 2,82 Mtep), contre une moyenne de 3,3 % pour la France. Le reste des consommations se répartit entre le secteur résidentiel (2,8 Mtep), le transport (2,4 Mtep), le tertiaire (1,6 Mtep) et l’agriculture (0,1

Les évolutions récentes montrent une baisse de la consommation régionale d'énergie qui stagne à 13,1 Mtep à un niveau proche de 2010. La baisse est plus marquée dans le secteur du résidentiel et dans l’industrie (hors sidérurgie), avec respectivement -2,2 % et -0,9 % par rapport à 2010. Alors que la consommation se stabilise dans le secteur des transports, les secteurs de la sidérurgie (+1,6 %) et du tertiaire (+4,2 %) progressent, rattrapant partiellement leurs niveaux de 1990.

En considérant l'évolution du bilan sur son historique, après avoir atteint un maximum en 2002, les consommations sont depuis globalement en baisse (-9% entre 2002 et 2011). Cependant, par rapport à l’année 1990, la consommation régionale reste plus élevée de 7 %. Ces tendances globales cachent un bilan de consommation plus contrasté par secteur : le résidentiel, le tertiaire et le secteur des transports confirment leur forte augmentation depuis 1990.

Méthode :

Les données du bilan de consommation d'énergie ont été analysées avec une "correction climatique", sauf mention.

En effet, le climat influence fortement les analyses : par exemple, la consommation d'énergie du secteur résidentiel pour le chauffage est très dépendante de la rigueur de l'hiver : un hiver doux entraîne une baisse des consommations et ne traduit pas une plus grande maîtrise de l'énergie.

Afin d'analyser au mieux les variations de consommation d'une année à l'autre, une correction relative à la saison de chauffe est appliquée. Elle correspond aux écarts mensuels à la température de référence sur les mois d'octobre à mai ; la température de référence s'appuyant sur les données météorologiques moyennes sur trente ans (appelées "DJU" pour Degrés Jours Unifiés). Cette correction peut être positive ou négative. On utilise la relation suivante : Consommation corrigée = consommation réelle + correction climatique.

La méthode d'analyse dite "des effets" appliqué par secteur ou par type d'énergie, permet de d'estimer l'influence de facteurs faisant varier les consommations énergétiques :

La variation de l’activité : productions industrielles, emplois tertiaires, nombres de logements, déplacements, production agricole ;
La variation du climat ou "correction climatique" ;
La variation de structure inhérente aux données étudiées : restructurations industrielles, tailles des logements pour le résidentiel ;
L’effet technique : déduit des données précédentes, il reflète les investissements en matière d’efficacité énergétique

Consommation régionale d'énergie finale, par secteur (1990 - 2011)
Poids (77,00 ko), Format (VND.MS-EXCEL)

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Production de l'indicateur

  • Valeur absolue :

    Non

  • Relative (100%) :

    Non

  • Disponibilité évolution historique :

    Non

  • Échelle disponible :

    Régional

  • Unité :

    ktep

  • Type d'indicateur :

    Descriptif

  • Méthode de récolte de la donnée :

    Calcul

  • Fiabilité :

    C1

  • Disponibilité :

    N+2

  • Fréquence de mise à jour :

    Annuelle

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